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Soummettez un résumé ici avant le 23 avril 2019

Il nous fait plaisir de vous inviter à soumettre vos résumés de présentation en vue du quatrième Congrès national annuel La santé mentale pour tous (#SMPT) de l’Association canadienne pour la santé mentale, qui se tiendra du 23 au 25 septembre 2019, à Toronto. Cette année, le thème est Connexion interrompue : rétablir la santé mentale dans un monde fracturé

En 2018, la question a été mise sur la table : à quoi une société en bonne santé mentale ressemble-t-elle? En observant les défis auxquels fait face notre société à travers une perspective de santé publique, nous avons pu faire émerger l’idée suivante : la prévention de la maladie mentale et la promotion de la santé mentale pourraient-elles jouer, pour la santé des populations actuelles et futures, un rôle majeur et similaire à celui que les vaccins ont joué pour le siècle précédent?  À travers notre histoire, nous nous sommes montrés visionnaires et avons agi en amont afin de façonner l’avenir. Agir en amont signifie non seulement d’avoir une approche à long terme face à la société que nous désirons, mais aussi de créer des conditions sociales, physiques, spirituelles, culturelles, économiques et psychologiques permettant aux individus de bénéficier d’une bonne santé.

Toutefois, nous vivons à une époque de profonde déconnexion. Dans ce monde de plus en plus branché sur les technologies, nous sommes déconnectés de l’environnement, de la famille, de nos propres besoins et de la communauté. Plutôt que de réinventer notre société en entier, aurions-nous davantage intérêt à renouer avec nos racines et nous reconnecter les uns avec les autres? 

Nous avons également le devoir d’honorer la sagesse et les connaissances autochtones qui ont été perdues ou ignorées. En se penchant sur celles-ci, nous reconnaissons aussi qu’en établissant une connexion les uns avec les autres, avec l’environnement et avec nos communautés, nous avons le pouvoir de renforcer notre santé mentale, notre espoir et notre sentiment d’appartenance. De mettre de l’avant le sens réel de notre vie et notre sentiment de travailler collectivement vers un but commun nous rendra certainement plus résilients et capables de composer avec la tourmente sociale, environnementale et géopolitique à laquelle nous sommes confrontés. 

Ce sont ces liens humains et communautaires qui donnent de la force à tous les individus qui composent nos collectivités, qu’il s’agisse de la personne (1) sur 5 qui souffrira d’un problème de santé mentale ou d’une maladie mentale cette année, ou encore des 5 personnes sur 5 qui ont une santé mentale.  

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la dépression se classera au deuxième rang des principales causes d’invalidité dans le monde d’ici l’année prochaine. À quel moment un diagnostic est-il tellement courant qu’il devient la nouvelle normalité? À quel moment transformons-nous radicalement notre pensée au sujet de la maladie mentale et de la santé mentale, afin de reconnaître le fait que la santé mentale de chaque individu n’est pas clivée en deux catégories mais se situe sur un continuum? À quel moment déterminons-nous que tout le monde mérite de vivre, travailler, se divertir et apprendre dans des espaces sains et sécuritaires sur le plan psychologique? 

Les crises économiques et changements climatiques auxquels nous sommes actuellement confrontés sont susceptibles de prendre de l’ampleur avec le temps. La meilleure posture que nous pouvons actuellement adopter consiste à accueillir avec compréhension nos craintes, et à être visionnaires face aux nouvelles formes que pourra prendre l’épanouissement dans ce contexte jusqu’ici inconnu. Nous pouvons rétablir la santé mentale dans ce monde de plus en plus fracturé en restaurant les connexions humaines et les liens significatifs. Et ce, non seulement en renforçant les fils individuels, mais en tissant un tissu social plus solide. Une résilience collective qui soutient et vise à améliorer la vie de très nombreuses personnes à travers des services qui profitent tous. 

Passons à l’action. Établissons des connexions, mettons à profit notre créativité et collaborons pour concevoir et créer les écoles, campus, milieux de travail et communautés que nos citoyens méritent; réimaginons le système de santé et les mesures de soutien nécessaires pour répondre aux besoins du futur. Posons un regard sur notre passé, le chemin parcouru, et pensons aussi à l’avenir. Agissons aujourd’hui pour la santé mentale de tous afin de façonner le monde de demain. 

Volets

Le rôle de la santé publique dans la promotion de la santé mentale et la prévention des maladies mentales

Les humains sont des êtres de nature sociale qui ont besoin d’une communauté pour prospérer. Adopter une approche globale de santé publique envers les enjeux de la santé mentale signifie de prendre soin de la communauté en investissant de façon systémique pour assurer un continuum de services intégrés. Plutôt que d’agir de manière réactive pour traiter les cas de maladies mentales sévères, les services qui relèvent du secteur de la santé mentale doivent être envisagés sur un pied d’égalité par rapport aux autres services de santé. Par conséquent, le même niveau de qualité et de rigueur doit être assuré sur le plan des pratiques organisationnelles, administratives et professionnelles en santé mentale.

 

Une attention particulière doit être accordée à la collaboration intersectorielle entre les différents ordres de gouvernement, les représentants politiques, les acteurs du milieu communautaire, les acteurs du secteur de la santé et des services sociaux – incluant la santé mentale – ainsi que ceux provenant d’autres secteurs (éducation, logement, etc.). Voici des exemples de sujets qui pourraient être abordés dans ce volet : la conception de politiques publiques favorables à la santé; la création d’environnements sains; la parité entre la santé mentale et la santé physique; le renforcement de l’action communautaire; le soutien au développement des aptitudes personnelles; la réorientation des services de santé; l’élaboration d’outils favorisant la participation et l’autonomisation (empowerment); les stratégies de collaboration intersectorielle; etc.

La promotion de la diversité – La prestation de services auprès des communautés diversifiées

Un manque de relations interpersonnelles et de compréhension mutuelle peut entraîner de la discrimination et des inégalités fondées sur l’origine ethnique, le revenu, le sexe, l’orientation sexuelle, les handicaps et la citoyenneté. Ce genre de discrimination a une incidence sur la santé mentale des personnes qui subissent ces inégalités et ils entravent leur accès aux services en santé mentale.

À travers ce volet, nous souhaitons explorer différentes approches qui pourraient permettre au secteur de la santé mentale de mieux répondre aux besoins de la population et de tirer profit des forces et des atouts de divers groupes – ex. : la communauté LGBTQ+, les enfants et les jeunes, les communautés ethniques, les femmes, les aînés, les personnes handicapées, les réfugiés et les nouveaux arrivants. Comment faire en sorte que nos services en santé mentale soient plus inclusifs, diversifiés, respectueux, ouverts aux particularités culturelles et adaptés à un éventail de besoins? 

Travailler avec les populations autochtones pour favoriser leur santé mentale

Au Canada, l’héritage du colonialisme et la présence d’un certain racisme systémique font en sorte que de nombreuses personnes autochtones ont été forcées de se déconnecter de leurs terres et de leurs liens culturels. Elles ont fait face à des pertes, à des traumatismes personnels et intergénérationnels qui sont à la source d’importantes inégalités sociales de santé. De façon générale, l’accès aux services en santé mentale est plutôt difficile pour toute personne au Canada, mais il est particulièrement problématique pour les personnes autochtones vivant au sein de réserves ou de communautés situées dans les régions éloignées du nord.

Ce volet permet d’explorer comment les acteurs du secteur de la santé mentale peuvent établir des relations respectueuses, fondées sur la réconciliation entre Canadiens autochtones et non autochtones, afin de soutenir les pratiques et les services communautaires autochtones dans une perspective de promotion de la santé mentale et d’amélioration de la santé globale. Voici des exemples de sujets pouvant être abordés dans ce volet : les programmes et les  pratiques favorisant le bien-être et la résilience; les obstacles dans l’accès aux services; l’engagement communautaire; les voies vers la réconciliation; la prise en compte des traumatismes à travers les pratiques; les politiques, les partenariats et les innovations qui favorisent la santé mentale des personnes autochtones; la prévention du suicide; les réformes du système judiciaire et des politiques du logement; etc.

Des écoles et des campus universitaires en bonne santé mentale

L’enfance et le début de l’âge adulte constituent des étapes cruciales du développement affectif, des périodes charnières pour construire une base solide de compétences personnelles et sociales qui favoriseront la santé mentale et la résilience. À cet effet, les écoles et les établissements postsecondaires sont en première ligne pour offrir du soutien aux enfants et aux jeunes, pour les guider à travers les transitions de la vie. Ces milieux peuvent contribuer à la création de liens entre les parents, les enseignants, les professionnels de la santé et les organismes communautaires dans le but de promouvoir le bien-être des enfants et des jeunes.

Ce volet du congrès peut être abordé sous différents angles, dont en voici quelques exemples : les programmes et les interventions en milieu scolaire; les approches basées sur l’utilisation des technologies numériques en santé mentale; le dépistage des problèmes de santé mentale et l’intervention précoce; les stratégies d’intervention auprès des jeunes marginalisés; l’orientation dans la transition de l’école secondaire aux études postsecondaires; la prévention du suicide; la résilience; le soutien par les pairs; etc.

La santé mentale et les troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives

Il est reconnu que l’absence de relations saines et significatives dans la vie d’un individu constitue un facteur important qui contribue à la consommation problématique de substances. Pour les enfants, les expériences de violence, de négligence et l’exposition à des événements négatifs et traumatisants sont associées à des troubles de l’utilisation de substance à l’âge adulte, ainsi qu’à des risques plus élevés de développer des troubles psychiatriques. Cependant, les problèmes de consommation sont loin d’être des expériences individuelles; ils sont aussi profondément ancrés dans des processus sociaux de violence et d’inégalités, dont le colonialisme et les pensionnats, la violence sexiste et raciste et la pauvreté ainsi que l’itinérance. Les problèmes consommation de substance sont souvent liés à la dissociation mentale et la déconnexion. Toutefois, de nombreuses personnes aux prises avec un trouble d’utilisation de substance ont découvert que l’établissement de liens est la clé vers la guérison de ce problème et des traumatismes qui leur est associé.

Ce volet s’intéresse aux approches et aux moyens permettant de prévenir et de traiter les troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives à travers la promotion du bien-être mental et l’établissement des liens interpersonnels . Voici quelques exemples de sujets qui pourraient y être abordés : les partenariats communautaires et multisectoriels; la parité pour les services en santé mentale les services de traitement des troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives; l’accès à des services pour traiter ces troubles; la déstigmatisation de la maladie mentale et des troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives; les services de soutien par les pairs; la réduction des méfaits; l’engagement auprès des groupes marginalisés; l’accès à un logement abordable; etc.

Le travail et la santé mentale

Se sentir en connexion avec son travail et ses collègues est essentiel pour construire un environnement de travail sain et permettre aux personnes de réaliser leur plein potentiel pour contribuer de façon significative à leur communauté. Tout comme ils peuvent favoriser le bien-être et entretenir une saine culture de travail, ces environnements peuvent également générer de la détresse psychologique chez les travailleurs et perpétuer la stigmatisation des personnes ayant des problèmes de santé mentale.

Ce volet permet d’explorer le besoin d’optimiser nos approches en termes de promotion de la santé mentale au travail, en nous appuyant sur les données probantes et en saisissant les opportunités qui peuvent surgir dans le monde du travail. Voici des exemples qui pourraient faire l’objet de présentations dans ce volet du congrès : les approches innovantes visant à répondre aux besoins des employés en termes de santé mentale; les campagnes de lutte contre la stigmatisation; les programmes et les avantages sociaux liés à la santé mentale au travail; les partenariats avec les organismes communautaires en santé mentale; les aménagements au travail pour les personnes atteintes de maladies mentales; le rôle des syndicats dans la promotion du bien-être; etc.

Comprendre la santé mentale et la maladie mentale du point de vue scientifique

À partir du moment où nous naissons, nos cerveaux cherchent à établir des liens – avec notre famille, nos pairs, notre communauté, avec qui nous sommes et d’où nous venons. Ces connexions sont essentielles au développement sain du cerveau. Voici quelques exemples des domaines de la recherche scientifique qui pourraient être abordés au sein de ce volet : les sciences moléculaires; les circuits neurobiologiques et les maladies mentales; la génétique; les traitements innovants; l’intervention précoce pour les maladies mentales sévères; l’interrelation entre les liens sociaux et le fonctionnement du cerveau; l’impact des psychotropes sur le cerveau en développement; la maladie physique en lien avec la santé mentale; etc.

 

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Instructions relatives à la soumission des propositions de présentations

Le présentateur peut soumettre plusieurs propositions pour le congrès, à raison d’une soumission par présentation.

Soumettre votre proposition de présentation ici avant le 23 avril 2019 : congres.acsm.ca/resumes2019/

Format

Les séances du congrès seront offertes dans une variété de formats :

  • Panel (60 min ou 90 min) : Les panels doivent être composés d’un minimum de deux et d’un maximum de quatre présentateurs abordant un sujet commun à partir de points de vue différents, suivi d’une discussion interactive. Chaque panel doit aussi désigner un animateur.
  • Présentations individuelles (30* ou 60 min)
    • Présentation orale : votre présentation doit avoir une structure cohérente et un objectif clairement énoncé. Elle doit fournir des renseignements descriptifs, comprenant les détails contextuels nécessaires, un rapport sur les résultats des recherches, les résultats des évaluations, les leçons apprises et les pratiques exemplaires ou prometteuses.
    • Un exposé sur un article portera sur des programmes innovants, sur des résultats de travaux de recherche dont l’évaluation a démontré qu’ils ont un impact sur la pratique clinique, sur la conception de systèmes ou sur l’élaboration de politiques liées à la collaboration en santé mentale.
    • Scénarimage (storyboard) – Occasion de décrire un projet ou une expérience comportant un événement marquant qui a changé votre attitude, votre approche clinique ou vos interactions avec des personnes en particulier.
  • Présentations par affiches (posters) : La présentation par affiche est disposée sur un panneau d’affichage. Nous déterminerons une période pendant laquelle vous serez présent à votre station pour présenter aux participants un aperçu de votre projet et pour répondre à leurs questions. Cette année, une salle distincte et un horaire déterminé seront réservés aux présentations par affiches afin que tous les participants aient la possibilité de voir les affiches. Trois prix de présentation par affiches sera décerné à la fin du congrès.

* Les présentations de 30 min seront jumelées avec une autre présentation de 30 minutes avec un thème similaire.

Toutes les soumissions seront évaluées selon les critères suivants :
  • Pertinence par rapport au thème du congrès ; 
  • Clarté et cohérence de la proposition ; 
  • Pertinence et utilité pour les participants ; 
  • Démonstration de la façon avec laquelle la communication encouragera l’interaction entre les participants

N. B. : Nous encourageons les présentateurs à inclure une perspective ou une composante relative au vécu d’une personne atteinte de maladie mentale, le cas échéant.

Consentement en tant que conférencier :
  • Veuillez noter : L’approbation de votre présentation en tant que conférencier(ère) ne comprend pas le coût d’admission au congrès. Les conférenciers doivent s’inscrire en tant que délégués, toutefois, des tarifs réduits sont offerts pour tous les conférenciers.
  • Nous demandons aux conférenciers de soumettre une version numérique de leur présentation avant le congrès.
  • Des versions numériques des présentations seront mises à la disposition des participants à la suite du congrès.
  • Les conférenciers sont responsables de fournir de la documentation écrite aux participants du congrès, le cas échéant.
  • Le comité du Congrès attribuera aux conférenciers une période spécifique à l’horaire pour leur présentation.
Dates limites :

Lancement de l’appel de propositions de communications : 12 février 2019 

Date limite pour la soumission de propositions de communications : 5  avril 2018 

Annonce des résultats : 6 mai 2019

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Si vous avez des questions au sujet de la procédure de soumission, veuillez communiquer avec :

Pascale Leclair-Roberts

Courriel : [email protected]

1-416-646-5557 poste 24932